Mycothérapie : à la découverte des champignons médicinaux
Reishi, shiitaké, maïtaké, cordyceps, crinière de lion… Découvrez les propriétés des champignons médicinaux, leurs composés actifs, leurs intérêts potentiels et les précautions à connaître.
À l’approche de l’automne et de l’hiver, nous sommes nombreux à nous intéresser davantage au fonctionnement de notre système immunitaire et aux différentes façons d’accompagner notre organisme pendant les mois les plus froids.
Parmi les approches naturelles qui suscitent un intérêt croissant, la mycothérapie, ou utilisation des champignons médicinaux, occupe une place particulière.
Utilisés depuis des siècles, voire des millénaires, dans certaines médecines traditionnelles asiatiques, ces champignons font aujourd’hui l’objet de nombreuses recherches scientifiques.
Mais que contiennent-ils réellement ? Comment leurs composés agissent-ils sur notre organisme ? Et que savons-nous aujourd’hui de leurs effets sur la santé ?
Je vous propose de découvrir cet univers fascinant, en nous intéressant à sept champignons particulièrement connus en mycothérapie : le reishi, le shiitaké, le maïtaké, le pleurote, le cordyceps, la crinière de lion et le chaga.
Qu’est-ce que la mycothérapie ?
La mycothérapie désigne l’utilisation de certaines espèces de champignons pour leurs composés biologiquement actifs et leurs effets potentiels sur la santé.
Elle trouve notamment ses racines dans les traditions médicinales chinoises et japonaises, où plusieurs espèces occupent depuis longtemps une place importante.
Aujourd’hui, la recherche s’intéresse à leurs constituants et à leurs interactions avec différents systèmes physiologiques : immunitaire, digestif, nerveux ou encore métabolique.
Il est toutefois important de distinguer l’utilisation traditionnelle d’un champignon de la démonstration scientifique de son efficacité.
Certaines propriétés sont relativement bien documentées au niveau cellulaire ou expérimental, tandis que d’autres ont fait l’objet d’essais cliniques chez l’humain. Pour plusieurs indications, les données restent encore limitées.
La mycothérapie constitue donc un domaine de recherche intéressant, mais elle ne doit pas être considérée comme une solution universelle.
Les champignons : un règne biologique à part entière
Contrairement à une idée parfois répandue, les champignons ne sont ni des végétaux ni des animaux.
Ils appartiennent à un règne biologique spécifique : les Fungi.
Dépourvus de chlorophylle, ils ne réalisent pas de photosynthèse. Ils se nourrissent de matières organiques présentes dans leur environnement, qu’ils décomposent ou prélèvent dans le cadre de différentes relations écologiques.
Leur organisme est généralement constitué d’un réseau de filaments appelé mycélium. Chez de nombreuses espèces, la partie visible que nous appelons couramment « champignon » correspond au sporophore, ou corps fructifère, qui participe à la reproduction.
Cette distinction est importante en mycothérapie : selon les espèces et les produits, les extraits peuvent provenir du mycélium, du sporophore ou d’une combinaison des deux.
Or, leur composition en molécules bioactives peut être différente.
Les champignons jouent également un rôle fondamental dans les écosystèmes. Ils participent notamment à la décomposition de la matière organique et entretiennent des relations essentielles avec de nombreux végétaux.
Quels sont les principaux composés actifs des champignons médicinaux ?
L’intérêt porté aux champignons médicinaux s’explique par la diversité de leurs constituants.
Les polysaccharides et les bêta-glucanes
Les polysaccharides sont de longues chaînes de sucres. Parmi eux, les bêta-glucanes occupent une place importante dans les recherches sur les champignons médicinaux.
Leur structure varie selon les espèces, ce qui peut influencer leurs propriétés biologiques.
Certains bêta-glucanes fongiques peuvent être reconnus par des récepteurs présents sur les cellules immunitaires, notamment Dectin-1, et intervenir dans la modulation de différentes réponses immunitaires.
Ils font ainsi l’objet de recherches concernant l’immunité innée, l’immunité adaptative et les mécanismes inflammatoires.
Cependant, les résultats obtenus avec un bêta-glucane particulier ne peuvent pas être automatiquement transposés à tous les champignons ou à tous les compléments alimentaires.
Les triterpènes
Les triterpènes sont une famille de composés particulièrement étudiée dans certaines espèces, notamment le reishi.
Parmi eux figurent les acides ganodériques, auxquels sont attribuées diverses activités biologiques dans les études expérimentales.
Ils sont notamment étudiés pour leurs effets potentiels sur les voies inflammatoires et les mécanismes du stress oxydatif.
Les molécules spécifiques à certaines espèces
Chaque champignon possède une composition qui lui est propre.
Nous pouvons notamment citer :
- La cordycépine, un nucléoside étudié chez certaines espèces de cordyceps.
- Les héricénones et les érinacines, présentes dans différentes parties de la crinière de lion et étudiées pour leurs effets neurobiologiques.
- Le lentinane, un bêta-glucane extrait du shiitaké.
- Certains polysaccharides du maïtaké, notamment ceux regroupés sous l’appellation de fraction D.
Ces composés expliquent en partie pourquoi les différentes espèces ne sont pas interchangeables.
Les micronutriments et les composés antioxydants
Les champignons peuvent également contenir des vitamines, des minéraux, des composés phénoliques, des stérols et d’autres substances présentant une activité antioxydante.
Leur composition dépend toutefois de l’espèce, du substrat de culture, des conditions de production et des procédés d’extraction.
Il faut également distinguer les qualités nutritionnelles d’un champignon consommé comme aliment de la composition d’un extrait concentré utilisé en complémentation.
Comment les champignons médicinaux peuvent-ils agir sur notre organisme ?
La modulation du système immunitaire
C’est probablement l’un des domaines les plus étudiés en mycothérapie.
Certains polysaccharides fongiques peuvent interagir avec les cellules de l’immunité innée, notamment les macrophages et les cellules dendritiques, et influencer la production de différents médiateurs immunitaires.
Le terme immunomodulation est particulièrement intéressant.
En effet, notre objectif ne devrait pas être de stimuler systématiquement l’immunité, mais de comprendre comment favoriser son fonctionnement équilibré.
Une réponse immunitaire efficace doit être capable de reconnaître et de combattre les agents pathogènes, tout en évitant une activation excessive ou inadaptée.
Les effets observés dépendent toutefois des molécules étudiées, des doses et des modèles expérimentaux. Une activité immunomodulatrice en laboratoire ne signifie pas nécessairement qu’un complément prévient les infections chez l’humain.
Les mécanismes inflammatoires
Certains extraits de champignons sont étudiés pour leur capacité à influencer différentes voies de signalisation impliquées dans l’inflammation.
Les recherches portent notamment sur la production de cytokines et l’activité de certains médiateurs inflammatoires.
Ces résultats sont intéressants, mais ils proviennent encore largement d’études cellulaires et animales.
Le stress oxydatif
Le stress oxydatif correspond à un déséquilibre entre la production d’espèces réactives de l’oxygène et les systèmes de défense antioxydants de l’organisme.
Plusieurs champignons contiennent des composés capables de présenter une activité antioxydante dans des conditions expérimentales.
Cela ne signifie pas pour autant qu’ils exercent tous un effet protecteur démontré chez l’humain, mais ces mécanismes constituent un axe de recherche important.
Le système nerveux et le métabolisme énergétique
Certaines espèces suscitent également un intérêt pour leurs effets potentiels sur les fonctions cognitives, les mécanismes neurotrophiques ou la performance physique.
C’est notamment le cas de la crinière de lion et du cordyceps.
Les premières études cliniques sont encourageantes sur certains paramètres, mais elles restent généralement de petite taille et utilisent des préparations très différentes.
Sept champignons médicinaux à découvrir
1. Le reishi (Ganoderma lucidum)
Surnommé « champignon de l’immortalité » dans la tradition chinoise, le reishi est probablement l’un des champignons médicinaux les plus connus.
Il contient notamment des polysaccharides, dont des bêta-glucanes, ainsi que des triterpènes, parmi lesquels les acides ganodériques.
Ses composés sont étudiés pour leurs activités immunomodulatrices, antioxydantes et anti-inflammatoires.
Le reishi fait également l’objet de recherches en oncologie, notamment concernant certains paramètres immunitaires et la qualité de vie. Toutefois, les données cliniques ne permettent pas de le considérer comme un traitement anticancéreux efficace.
Une revue Cochrane a notamment conclu que les preuves disponibles étaient insuffisantes pour recommander son utilisation comme traitement de première intention du cancer.
Son intérêt en mycothérapie : principalement les recherches sur l’immunomodulation, avec des applications cliniques qui restent à préciser.
2. Le shiitaké (Lentinula edodes)
Le shiitaké possède une particularité intéressante : il est à la fois un champignon alimentaire largement consommé et une espèce étudiée en mycothérapie.
Il contient notamment des polysaccharides, dont le lentinane, ainsi que différents composés phénoliques et stérols.
Les recherches s’intéressent à ses interactions avec le système immunitaire et le microbiote intestinal.
Il faut toutefois distinguer le champignon consommé dans l’alimentation, les extraits de shiitaké et les préparations purifiées de lentinane : leur composition, leur mode d’administration et leurs effets ne sont pas identiques.
Son intérêt en mycothérapie : les interactions entre ses polysaccharides, l’immunité et l’environnement intestinal.
3. Le maïtaké (Grifola frondosa)
Le maïtaké, parfois surnommé « champignon dansant » au Japon, est particulièrement étudié pour ses polysaccharides.
Parmi eux, certains bêta-glucanes, notamment ceux de la fraction D, ont fait l’objet de recherches concernant la réponse immunitaire.
Des travaux expérimentaux ont également exploré leurs interactions avec les mécanismes de surveillance immunitaire antitumorale.
Ces résultats ne démontrent cependant pas que la consommation de maïtaké permet de prévenir ou de traiter un cancer.
Son intérêt en mycothérapie : principalement les propriétés immunomodulatrices de certains de ses polysaccharides.
4. Le pleurote (Pleurotus ostreatus)
Bien connu en cuisine, le pleurote présente également un intérêt dans le domaine de la recherche.
Il contient notamment des bêta-glucanes, dont le pleurane, étudiés pour leurs interactions avec le système immunitaire.
Certains essais cliniques portant sur des préparations spécifiques de bêta-glucanes de pleurote ont exploré leur intérêt dans les infections respiratoires récurrentes.
Des résultats encourageants ont été rapportés, mais ils doivent être interprétés en tenant compte des préparations utilisées et de la qualité méthodologique des études.
Son intérêt en mycothérapie : l’étude des bêta-glucanes et de leurs effets potentiels sur les réponses immunitaires, notamment respiratoires.
5. Le cordyceps (Ophiocordyceps sinensis et espèces apparentées)
Le cordyceps occupe une place importante dans la pharmacopée traditionnelle chinoise, où il est notamment associé à la vitalité.
Les préparations commercialisées peuvent toutefois provenir de différentes espèces ou souches cultivées.
Certaines contiennent des polysaccharides et des nucléosides, notamment l’adénosine et, selon l’espèce et les conditions de production, la cordycépine.
Les recherches portent sur le métabolisme énergétique, l’utilisation de l’oxygène, la performance physique et la récupération.
Quelques études cliniques ont observé des effets sur certains paramètres de l’exercice, mais les résultats demeurent hétérogènes et ne permettent pas d’affirmer une amélioration systématique de l’endurance.
Son intérêt en mycothérapie : les recherches sur la vitalité, l’exercice physique et les mécanismes du métabolisme énergétique.
6. La crinière de lion (Hericium erinaceus)
Facilement reconnaissable à ses longs filaments blancs, la crinière de lion suscite un intérêt particulier dans les recherches sur le système nerveux.
Elle contient notamment des composés appelés héricénones et érinacines.
Ces molécules ont été étudiées pour leurs interactions avec certains mécanismes neurotrophiques, notamment ceux impliquant le facteur de croissance nerveuse, ou NGF.
Des études expérimentales suggèrent des effets intéressants sur différents mécanismes neurobiologiques.
Chez l’humain, quelques essais de petite taille ont exploré ses effets sur les fonctions cognitives.
Une étude publiée en 2009 a notamment rapporté une amélioration de certains scores cognitifs chez des personnes présentant un trouble cognitif léger, pendant la période de supplémentation.
Ces résultats sont encourageants, mais ils nécessitent d’être confirmés par des études plus larges.
Son intérêt en mycothérapie : les recherches sur les fonctions cognitives, la mémoire et certains mécanismes neurotrophiques.
7. Le chaga (Inonotus obliquus)
Le chaga se développe principalement sur les bouleaux des régions froides.
Son aspect sombre et irrégulier contraste avec l’intérieur brun orangé de la masse récoltée.
Il contient notamment des polysaccharides, des polyphénols et différents composés triterpéniques.
Les recherches portent principalement sur ses activités antioxydantes, anti-inflammatoires et immunomodulatrices.
Cependant, la majorité des données disponibles proviennent d’études réalisées en laboratoire ou chez l’animal.
Les preuves cliniques chez l’humain restent très limitées.
Le chaga mérite également une attention particulière concernant sa teneur en oxalates : des cas d’atteintes rénales ont été rapportés après une consommation importante et prolongée.
Son intérêt en mycothérapie : un champignon intéressant sur le plan expérimental, mais dont les bénéfices et la sécurité d’utilisation nécessitent encore davantage de recherches cliniques.
Comment choisir un champignon médicinal de qualité ?
La qualité d’un produit de mycothérapie ne dépend pas uniquement du nom du champignon indiqué sur son étiquette.
Plusieurs critères méritent notre attention.
L’origine et les conditions de culture
Les champignons peuvent accumuler certains contaminants présents dans leur environnement, notamment des métaux lourds.
Il est donc important de privilégier des filières identifiées, des cultures contrôlées et des analyses permettant de vérifier la qualité sanitaire des produits.
Une certification biologique peut constituer un critère complémentaire, mais elle ne remplace pas les contrôles analytiques.
Le mycélium ou le sporophore
Selon les espèces, les molécules recherchées peuvent être présentes en proportions différentes dans le mycélium et dans le sporophore.
Il n’est donc pas pertinent de considérer systématiquement qu’une partie est supérieure à l’autre.
Le choix doit dépendre de l’espèce, du composé recherché et des données disponibles sur la préparation utilisée.
Pour les produits à base de mycélium cultivé sur céréales, il peut également être utile de connaître la proportion de substrat résiduel dans le produit final.
La méthode d’extraction
Les procédés d’extraction influencent les substances retrouvées dans le produit final.
L’extraction à l’eau est notamment utilisée pour certains polysaccharides, tandis que les procédés hydroalcooliques peuvent permettre d’extraire d’autres familles de molécules.
Il n’existe donc pas une méthode universellement supérieure : elle doit être adaptée aux constituants recherchés.
La concentration en composés actifs
Un extrait standardisé ou titré permet de connaître la quantité de certains composés présents.
Les bêta-glucanes constituent un indicateur intéressant pour plusieurs espèces.
Pour d’autres champignons, il peut être pertinent de rechercher des informations sur les triterpènes, la cordycépine ou d’autres constituants spécifiques.
Il convient toutefois de distinguer la teneur en polysaccharides totaux de la teneur réelle en bêta-glucanes, qui ne sont pas équivalentes.
La traçabilité
Enfin, les analyses de lots, l’identification de l’espèce, la transparence du fabricant et les contrôles de contaminants sont des critères importants.
Dans ma pratique, je travaille notamment avec les laboratoires LPEV et COPMED, dont certaines références permettent d’explorer différentes approches de la mycothérapie.
Je veille à considérer la composition des extraits, leur qualité et leur intérêt potentiel en fonction des besoins individuels, sans considérer qu’une supplémentation est systématiquement nécessaire.
Mycothérapie : quelles précautions ?
Même lorsqu’ils sont d’origine naturelle, les champignons médicinaux ne sont pas dépourvus de risques.
Certains extraits peuvent présenter des interactions avec des traitements médicamenteux, notamment les anticoagulants, les immunosuppresseurs ou les antidiabétiques.
Une vigilance particulière est également nécessaire en cas de maladie auto-immune, de greffe ou de traitement affectant le système immunitaire.
En l’absence de données de sécurité suffisantes, l’utilisation d’extraits concentrés est généralement déconseillée pendant la grossesse et l’allaitement.
Chez les enfants, l’utilisation doit être évaluée en fonction de l’espèce, de la préparation et du contexte individuel.
Des réactions allergiques et des troubles digestifs sont également possibles.
Le chaga appelle une prudence supplémentaire chez les personnes présentant une maladie rénale ou un risque de calculs, notamment en raison de sa teneur potentiellement élevée en oxalates.
Il est également important de rappeler que les études portant sur un extrait particulier ne permettent pas de garantir l’efficacité ou la sécurité de tous les produits commercialisés sous le même nom.
La mycothérapie ne remplace donc ni un diagnostic, ni un traitement, ni un suivi médical.
Quelle place pour la mycothérapie dans une approche naturopathique ?
La mycothérapie peut représenter un outil complémentaire intéressant, à condition de conserver une approche individualisée et de tenir compte du niveau de preuve scientifique.
Notre organisme ne fonctionne pas de manière isolée : le système immunitaire interagit étroitement avec notre alimentation, notre sommeil, notre microbiote intestinal, notre état nutritionnel et notre environnement.
À l’approche de l’hiver, il peut être tentant de vouloir systématiquement « stimuler » nos défenses naturelles.
Pourtant, notre système immunitaire est un ensemble complexe de mécanismes qui doivent fonctionner de façon coordonnée et équilibrée.
Avant d’envisager une complémentation, il me semble donc essentiel de considérer les besoins réels de chacun, son état de santé, ses habitudes de vie et ses éventuels traitements.
Les champignons médicinaux ouvrent des perspectives scientifiques passionnantes, mais ils ne constituent pas une réponse universelle.
Comme souvent en naturopathie, l’intérêt n’est pas de multiplier les produits, mais de comprendre ce dont notre organisme a réellement besoin.
Et c’est peut-être aussi ce qui rend la mycothérapie si intéressante : elle nous invite à découvrir un règne biologique encore largement méconnu, tout en gardant un regard curieux, rigoureux et nuancé sur les connaissances scientifiques disponibles.
Bibliographie scientifique
Les références ci-dessous ont été vérifiées et sélectionnées pour correspondre aux principaux mécanismes et champignons présentés dans l’article. Elles comprennent des revues scientifiques, des essais cliniques et un cas clinique concernant la sécurité d’utilisation.
Immunité et bêta-glucanes
1. Van Steenwijk H. P., Bast A., de Boer A. (2021). Immunomodulating Effects of Fungal Beta-Glucans: From Traditional Use to Medicine. Nutrients, 13(4), 1333. https://doi.org/10.3390/nu13041333
Revue consacrée aux mécanismes immunomodulateurs des bêta-glucanes fongiques et à leurs applications potentielles.
Reishi — Ganoderma lucidum
2. Jin X., Ruiz Beguerie J., Sze D. M., Chan G. C. F. (2016). Ganoderma lucidum (Reishi mushroom) for cancer treatment. Cochrane Database of Systematic Reviews, CD007731. https://doi.org/10.1002/14651858.CD007731.pub3
Revue systématique des essais cliniques, soulignant les limites des preuves disponibles.
Shiitaké — Lentinula edodes
3. Dai X. et al. (2015). Consuming Lentinula edodes (Shiitake) Mushrooms Daily Improves Human Immunity: A Randomized Dietary Intervention in Healthy Young Adults. Journal of the American College of Nutrition, 34(6), 478–487. https://doi.org/10.1080/07315724.2014.950391
Essai clinique portant sur la consommation alimentaire de shiitaké et plusieurs paramètres immunitaires chez des adultes en bonne santé.
Maïtaké — Grifola frondosa
4. Deng G. et al. (2009). A phase I/II trial of a polysaccharide extract from Grifola frondosa (Maitake mushroom) in breast cancer patients: immunological effects. Journal of Cancer Research and Clinical Oncology, 135, 1215–1221. https://doi.org/10.1007/s00432-009-0562-z
Étude exploratoire portant sur les effets immunologiques d’un extrait de maïtaké, sans démonstration d’une efficacité anticancéreuse.
Pleurote — Pleurotus ostreatus
5. Ješenák M. et al. (2013). Immunomodulatory effect of pleuran (β-glucan from Pleurotus ostreatus) in children with recurrent respiratory tract infections. International Immunopharmacology, 15(2), 395–399. https://doi.org/10.1016/j.intimp.2012.11.020
Essai randomisé portant sur une préparation associant pleurane et vitamine C chez des enfants présentant des infections respiratoires récurrentes.
Cordyceps
6. Hirsch K. R. et al. (2017). Cordyceps militaris improves tolerance to high intensity exercise after acute and chronic supplementation. Journal of Dietary Supplements. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC5236007/
Essai clinique exploratoire sur un mélange contenant Cordyceps militaris et certains paramètres de performance physique. Les résultats ne peuvent pas être directement extrapolés à Ophiocordyceps sinensis.
Crinière de lion — Hericium erinaceus
7. Mori K. et al. (2009). Improving effects of the mushroom Yamabushitake (Hericium erinaceus) on mild cognitive impairment: a double-blind placebo-controlled clinical trial. Phytotherapy Research, 23(3), 367–372. https://doi.org/10.1002/ptr.2634
Essai clinique réalisé auprès de 30 personnes présentant des troubles cognitifs légers.
8. Friedman M. (2015). Chemistry, Nutrition, and Health-Promoting Properties of Hericium erinaceus (Lion’s Mane) Mushroom Fruiting Bodies and Mycelia and Their Bioactive Compounds. Journal of Agricultural and Food Chemistry, 63(32), 7108–7123. https://doi.org/10.1021/acs.jafc.5b02914
Revue sur les composés bioactifs du sporophore et du mycélium, leurs mécanismes et les recherches disponibles.
Chaga — Inonotus obliquus
9. Kwon O. et al. (2022). Chaga mushroom-induced oxalate nephropathy that clinically manifested as nephrotic syndrome: A case report. Medicine, 101(10), e28997. https://doi.org/10.1097/MD.0000000000028997
Cas clinique documentant une atteinte rénale liée à une consommation importante de chaga, particulièrement pertinent pour la section consacrée aux précautions.
Documentation professionnelle complémentaire
Les dossiers suivants ont également servi à identifier les espèces, les composés et les axes de recherche à examiner. Ils sont distincts des publications scientifiques indépendantes :
-
Laboratoire LPEV — Mycothérapie : Les champignons médicinaux (2026).
-
Laboratoires COPMED — MYCO DÉFENSES®, documentation scientifique du produit.
Ces documents de laboratoires présentent parfois des interprétations ou des applications commerciales plus affirmatives que les données cliniques disponibles. Les formulations de l’article ont donc été volontairement nuancées.


